La surdité est-elle responsable de la démence ?

Selon une étude scientifique réalisée par des spécialistes de l’audition, la surdité serait en relation directe avec un état de démence chez les personnes âgées.

Le couple « oreille-cerveau », pourvu que ça dure !

Le fait d’entendre est lié au couple oreille-cerveau lorsqu’il fonctionne correctement.

L’oreille réceptionne des ondes sonores qui font vibrer le tympan et arrivent dans les liquides de la cochlée. Les cellules de Corti (cellules cillées) les transforment afin qu’elles soient transmises au cerveau via le nerf auditif.

Maintenant, pour que le cerveau interprète ces informations, il faut qu’elles soient compréhensibles.

Alors qu’une cartographie du cerveau montre que plusieurs zones sont concernées par l’audition (aire auditive primaire et secondaire), la science prouve que la perte de volume du cortex cérébral et l’altération de la substance blanche ainsi qu’une réduction de l’activité des neurones dans ces zones sont liées à la diminution des stimulis sonores.

L’adulte vieillissant qui doit fréquemment « tendre l’oreille » subit stress et fatigue. Le cerveau ne reçoit pas d’informations directement exploitables et l’effort qu’il déploie pour tenter de les déchiffrer monopolise les ressources dont il se servirait pour les mémoriser.

L’isolement auditif conduit-il à l’isolement social ?

La personne qui perd de l’audition reçoit des informations que le cerveau auditif n’est pas en mesure de retranscrire. Il se produit alors un phénomène cognitif et elle tend à s’isoler du monde extérieur. Ignorer sa famille, ses amis, ne plus sortir pour faire ses courses, sont des décisions qui risquent de conduire à l’isolement, puis à un état de démence.

La perte auditive n’est donc pas sans conséquence, mais pas non plus sans solution. En cherchant l’aide d’un médecin spécialisé le patient reçoit un diagnostic qui l’oriente vers l’appareil auditif adapté. Avec cette aide, l’objectif est de dissocier perte auditive et perte de une vie sociale.

Des appareils auditifs haut de gamme sont maintenant disponibles sur le marché. En restant dans des gammes de prix abordables, certaines marques développent des prothèses performantes, résolvant totalement la problématique des patients. L’usage de ces appareils auditifs est simplifié par des prothèses qui sont discrètes, légères et qui se positionnent et se règlent sans effort.

L’audioprothésiste est un professionnel qui accompagne les patients porteurs d’appareils auditifs et les rassure sur leurs performances. Les marques les plus connues dispensent des conseils personnalisés et dirigent leurs clients vers les prothèses qui vont leur assurer confort et bien-être. Pour trouver des professionnels reconnus, direction l’annuaire de l’audition.

Le déclin cognitif est-il synonyme de démence ?

Chez les adultes vieillissants, les aptitudes mentales qui diminuent, les interactions sociales qui se raréfient, les sons qui deviennent des bruits sont identifiés comme troubles cognitifs.

Nous savons maintenant que la relation oreille-cerveau est de première importance pour entendre mais au-delà, il faut que les sons transmis soient compris. Ce sont les éléments cognitifs des sujets atteints d’une perte d’audition partielle qui entrent alors en ligne de compte : traitement de l’information au niveau du cerveau, mémoire et statut économique et social. Par exemple, un opéra entraîne des sensations qui restent inconnues de l’amateur de disco.

Cette étude et de bien d’autres sont-elle réellement concluantes ou est-ce qu’elles nous interpellent ?

Dans tous les cas et sans rien remettre en cause les résultats, quelques doutes sont apparus, entraînant des interrogations. Est-ce la perte auditive qui est responsable de la démence ou est-ce le déclin cognitif qui engendre une certaine forme de surdité ? Les personnes âgées dont les vies ont été bien remplies et riches d’expériences diverses et intenses sont-elles moins exposées à la démence que celles dont la vie était triste et morne ?

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