Alzheimer et Parkinson: des pathologies aggravées par la pollution ?

Selon une étude scientifique, la pollution de l’air et de notre atmosphère a une bien mauvaise influence sur la maladie d’Alzheimer, de même que sur la maladie de Parkinson. S’il s’agit d’un constat dont on se doutait déjà plus ou moins, celui-ci tend à se confirmer année après année.

C’est la revue américaine « The Lancet Planet Health » qui jette un pavé dans la mare, en révélant les résultats de cette grande enquête épidémiologique, fruit de l’analyse des données de 60 millions de personnes entre 2000 et 2017. Cette dernière n’est pas la seule à avoir pointé du doigt la pollution des hommes pour justifier l’apparition d’Alzheimer et de Parkinson, puisqu’une étude anglaise de 2018 était déjà parvenue à cette même conclusion.

Les incidences néfastes des particules fines

En récupérant les dossiers de millions de patients hospitalisés pour la maladie de Parkinson ou d’Alzheimer, les scientifiques ont remarqué leur forte exposition annuelle aux particules fines. Alors que ces dernières sont décriées depuis plusieurs années, au point de voir disparaître petit à petit les véhicules diesel, les seuls effets prouvés jusqu’ici relevaient de maladies respiratoires et cardiovasculaires.

Si de nombreux médecins de par le monde tirent la sonnette d’alarme à ce sujet depuis bien longtemps, les preuves d’une association positive entre la pollution atmosphérique et les pathologies d’Alzheimer et de Parkinson viennent encore à manquer. Pourtant, étude après étude, les conclusions sont les mêmes, et tous les patients présentent un fort taux d’exposition annuelle à ces dernières, notamment dues à leurs lieux de vie ou de travail.

Le cerveau : la grande victime de la pollution atmosphérique

Alors que de nombreux experts et scientifiques cherchent encore à prouver avec certitude le rapport entre pollution et Alzheimer/Parkinson, l’Université de Lancaster, au Royaume-Uni, a pu se pencher sur d’autres effets destructeurs pour le cerveau.

En effet, cette dernière a démontré que les nanoparticules de la pollution atmosphérique détruisent les cellules nerveuses de notre superordinateur crânien, en entrant notamment par le bulbe olfactif. La conséquence directe de cette découverte est évidemment une meilleure compréhension de la dégénérescence mentale sous toutes ses formes, bien que l’on ne sache pas comment l’éviter.

Une chose est sûre néanmoins, nous sommes tous confrontés à ce risque, peu importe notre âge, notre sexe, ou même notre origine ethnique. Pourtant, les solutions restent minces et ces maladies pèsent encore bien peu face à notre société hyperactive, mais aussi et surtout hyperpolluante. Elles amènent pourtant à une perte d’autonomie et pèsent sur les familles, ces recherches sont donc un premier pas vers une prise de conscience des causes « du mal ».

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